Birmingham (Alabama)

La ville de Birmingham n’est née qu’à la fin du 19e siècle, mais est aujourd’hui la plus grande ville de l’État de l’Alabama avec plus de 200 000 habitants. Dans la première moitié du 20e siècle, l’industrie sidérurgique et minière lui valut une grande prospérité et même le surnom de “Magic City”. La vie n’y était cependant pas si magique, surtout pour la population afro-américaine, car la ségrégation raciale y atteignit des sommets pendant des décennies.

Een standbeeld van Martin Luther King in Birmingham

L’année 1963 représente un tournant dans l’histoire de Birmingham. La protestation de la communauté afro-américaine monta d’un cran avec des manifestations et des sit-in pacifiques, chaque fois réprimés avec une extrême brutalité par les autorités locales sous la férule de Bull Connor. 
Le Vendredi saint de cette année, Martin Luther King prit la direction d’une de ces marches et fut arrêté. C’est pendant son court séjour sous les verrous qu’il écrivit sa célèbre  “Lettre depuis la prison de Birmingham”. 
L’épisode suivant fut la mobilisation des jeunes et des étudiants, qui se retrouvèrent par centaines en prison dans le cadre de la “Children’s Cruisade”. King tenta de rassurer les parents : “Ne vous inquiétez pas. Tout finira bien pour vos enfants. Ne les retenez pas. Ils ne font pas cela uniquement pour eux-mêmes, ils accomplissent une mission pour toute l’Amérique, et même pour toute l’humanité.”

Les arrestations massives et l’intervention brutale de la police de Birmingham firent une mauvaise impression sur le reste des États-Unis et dès ce moment, le président John F. Kennedy opta résolument pour l’égalité raciale.
Quelques mois plus tard, Martin Luther King prononça à Washington son fameux discours “I have a dream”, mais à Birmingham, le racisme continua à dominer. Quelques jours à peine après le discours légendaire de King, Birmingham fut le théâtre d’un attentat raciste à la bombe visant la Sixteenth Street Baptist Church. Quatre enfants afro-américains y laissèrent leur vie. Un petit mémorial, au sous-sol de la Sixteenth Street Baptist Church entre-temps reconstruite, rappelle leur sort tragique.

De Birmingham Sixteenth Street Baptist Church

Juste en face de la Sixteeth Street Baptist Church, le Birmingham Civil Rights Institute offre depuis 1992 une rétrospective passionnante de la situation au cours des décennies de ségrégation raciale et du mouvement pacifique des droits civiques qu’elle suscita. À côté du Kelly Ingram Park tout proche, on peut suivre le Freedom Walk Tour. À l’endroit même où se déroulaient à l’époque les marches de protestation, un circuit jalonné de monuments et de panneaux d’information permet de revivre les événements d’il y a cinquante ans.

Standbeeld in the Kelly Ingram Park

Cette année, Birmingham organise un vaste programme de commémoration de ces événements, avec films, expositions, conférences etc.

Pour plus d’informations pratiques: www.birmingham.travel